mardi, 26 février 2008
> energize skin
Ce matin, je me suis mis en tête que je devais changer quelque chose. Je veux du peps, prendre un coup de bambou en somme.
Alors j'ai poussé la porte et il est là, grand, beau, bien peigné et il sent bon. Le costume est parfait, le regard est bleu clair, je prends déjà des couleurs. Il me dit, "en effet Monsieur, vous avez la peau blanche et sèche." Le problème, c'est qu'il parle un peu fort ce con. Les regards se tournent et me dévisagent. Tout le monde a bonne mine !
Evidemment, je ne comprends rien à cette machine. Il fait preuve de patience, il m'explique tout bien, je le fais rire.
"Surtout, n'oubliez pas de mettre puissance "0", sinon, vous risquez de brûler avec votre peau sensible".
"Brûler ! ! ! Non, ça, c'est pour l'enfer s'il y en a un !"
Il me regarde, l'air un peu abasourdi. Il doit me prendre pour un gros farfelu. Non mais, il pourrait aussi me dire que j'ai une jolie peau blanche !
"Votre grain de peau est fin."
Je me suis bien abstenu de dire merci mais quand même, je l'ai pris pour un compliment. Je m'enduis de crème "pure karma - hypoallergenic". Ca sent bon le soleil. Je m'allonge, je ferme le tiroir de la boîte et tout se met en marche. Je suffoque un peu au début mais je me laisse aller. Je suis dans cette boîte, nu, livré aux rayons chauds et jouissifs de la machine. La chaleur monte le long de mes jambes, mes fesses, mon dos. Cest très bon ! Je vous assure, ça a le pouvoir du soleil, ça rallume la conscience de votre corps. Le bip de la machine annonce déjà la fin de la séance. J'ouvre le tiroir, je m'étire, je suis tout excité ! Je ferais bien l'amour, là, tout de suite !!!
Chaud chaud chaud le garçon, il me tarde la prochaine séance, j'en veux encore, je veux du rabbe.
C'est un bon remède, allez-y tous !
12:48 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
samedi, 23 février 2008
> asi, pasan los dias…
Aujourd'hui, c'est arts décoratifs et papiers peints. En plus de me tatiedaniéliser, me voici aujourd'hui avec des préoccupations de vraie bourgeoise. Quels papiers peints pour une maison que je n'ai pas ?
Nan ! J'oublie... J'ai plein de trucs à faire aujourd'hui notamment aller me chercher un pack de chaussettes noires chez H&M. Elles ne sont pas chères, tu les mets, tu les jettes. C'est le pouvoir de la chaussette !
Et puis, je me souviens ... C'était il y a un deux ans ...
La salle d’eau…tu te rases…le corps entier d’ailleurs.
Voilà qui est bien qui finit bien mal…Ma curiosité se résume à ma douleur la plus profonde, mes entrailles…Je m’en passerais bien parfois, souvent même ! ! ! Pourquoi j’ai dit oui ! Le revoir ? Ben parce que je ne résiste pas à la tentation, ptêtre les yeux bandés sur ce coup là quand même ! Je sens bien que les prochaines heures, tout en étant très optimiste, ne seront guère simples. Ta nouvelle coupe de cheveux, oui …c’est pas mal ! Quoiqu’il en soit, j’ai rencontré un garçon en or ! Oui, c’est la deuxième fois que je le vois. La première fois, c’était il y a un an (donc là, rétrospectivment, ça fait presque trois ans), vers la fin août environ. Je me remettais alors de ma pseudo-historia de amor con Yon de Sàn Sebastian qui jouait à cache cache avec moi. L’espagnol me fascinait à tel point que j’avais presque une relation masochiste avec lui. Tu me parlais espagnol, je fondais. Crédule le garçon ! Mais non, il fallait que je plonge tout en sachant que la tasse serait copieuse. Il était six heures du matin, il faisait bon, j’avais tout simplement croisé son regard et j’avais plongé… Juste une nuit, à discuter et s’étreindre, sans cesse… et puis plus rien jusqu’à ce jour 2006… On y revient !!!
Ce garçon est très beau, la peau dorée douce et chaude, le cheveu épais et noir, tatouage tribal imposant sur toute la cuisse jusqu’au creux de l’aine et sourire presque angélique…Mon œil ! ! ! Nous faisons l’amour de longues heures de façon espacée et soutenue. C’est bien… un trop plein soudain et brutal. Je me renverse, j’y suis là, face à eux, ces vieux démons versatiles prêts à balancer mes vertus. Moi, le vilain petit canard. Ma raison prend encore le dessus, oui je sais, j’ai passé un très agréable week-end… qui est annonciateur d’autres… oui, c’est Claudio, el Chileno. Un garçon fantasque, avide de tout… il a soif… Le "mais" est là. Non, c’est à prendre ou à laisser… Il aime les femmes et puis les garçons aussi… N’y pense pas, si si si, je t’assure, ce n’est pas le genre de garçon à rester. Non ! Hahem… Donc je vais devoir zapper forcé et contraint. Mais la moindre opportunité, je m’envole. Quoiqu’il en soit le narcissisme dont il souffre est au-delà de ce que je peux tolérer. Ça fait juste une heure trente qu’il est à la salle d’eau, comme s’il devait se purifier, laisser au fond du bac de la douche ces deux jours passés ensemble ! Génial, je me sens top sexy ! Il prépare son retour à Saint Jean de Luz et moi, là, à attendre, mûré dans mon silence. Je n’aime pas cette situation. Le malaise s’installe, plus que deux heures, et hop tchao by…Hasta luego ! Mon ventre se soulève. Je me dis, vivement demain car j’appréhende cette nuit. La solitude sera pesante. Moi qui suis si ceci, si cela, je connais plein de monde, tout va bien, dynamisme et fiesta et bien ça, j’aime de moins en moins…Enfin si, toujours le même paradoxe chez moi. Mais je sens bien qu’il a eu sa dose. Pour ce week-end, ça suffit. Ben ptêtre à plus alors…
C'est bien de me rappeler de ça. C'est bon. Je me dis qu'on guerrit presque de tout. Celui-là, je le classe dans la case libertinage option "fucker friend-hummm-miam". Je le laisse à sa place, là ou il doit rester. Idem pour le Yon de Sàn Sebastian. Un fou qui m'envoie toujours à ce jour presque trois après des sms débiles "mi bombon, pienso en ti, te quierro como un pero en celo, un besazo" "mi bombon, me gustaria follar contigo, estoy en gros" "mi bombon, tu olor, tu cuerpo". Toi aussi, tu restes attaché dans le passé. Tu bandes toujours pour moi, tant pis toi, tant mieux pour moi. T'as qu'à être moins tarabiscoté ! Dire non, pas d'esprit de vengeance, juste c'est bon. Je ne te veux pas dans ma vie. C'est quand bon même de savoir ce que l'on ne veut plus. Nunca más !
Pas de regret mais je ne suis pas Colin-Maillard ! Je n'ai jamais aimé ce jeu à la con. Petit, je m'étais déjà pété deux dents, bien entaillé la langue, traumatisme crânien, la gueule en vrac ! J'étais monté sur le trapèze de la balançoire, les yeux bandés. On l'avait bien enroulé sur lui-même le trapèze et puis on l'avait lâché...
15:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
jeudi, 21 février 2008
> no te quiero
Trois américanos enfilés, apéro copains, ça fait du bien.
Je suis bien, nuit paroles, nuit caline, nuit sommeil. Du baume au coeur quoi.
Comme la folle d'en face de Lemebel, je tremble, non je frétille ! Je tremble ô matador !!! Mais je n'envisage nullement de me travestir, j'ai la barbe qui pique et je l'aime bien. Et pas de coup d'état en pespertive ! Je me sens bien, j'allume la radio, et là, je n'entends parler que de lui. Le nabot ! ! !
Pffeeuu lui et sa grande courgette affublée de lunettes noires qu'il pleuve, qu'il neige, qu'il vente. Arf qu'ils m'agacent ces deux là ! ! ! Qu'elle le fume, qu'elle le suce jusqu'à la moelle, qu'elle le fonde son nicolas chocolat mais qu'il disparaisse. Et si on lui demandait nous aussi de tout annuler. Allé, stp, nico, c'est pas compliqué, tu t'en vas, promis, on t'embêtera pas. J'ai rien contre toi, quoi que ..., mais ton air suffisant, tes faux airs de Louis de Funès qui lui a le gros avantage de m'avoir fait rire quand j'étais petit. Sauf que maintenant, je suis grand et la farce de l'aile ou la cuisse me laisse un goût amer. Je n'ai pas envie de rentrer dans ton moule, je n'ai pas envie de te ressembler, je ne veux pas t'écouter, je ne veux pas t'obéir, il faudra t'y faire !
11:20 Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mercredi, 20 février 2008
> bon pied bon oeil ?
C'était bien cette nuit et pas bien. J'ai un peu parlé. Panne intempestive. Je la redoutais celle là et tellement prévisible. Blocage. Nul !
Alors j'ai fini par compter les moutons bien que la chaleur était tout contre moi.
Bourdon matinal. La machine se met en route non sans grincements. J'oublie où je mets de côté.
Non, tu vois Pam, ce n'est pas une matinée de rêve mais j'ai connu pire. Il m'a dit à'taleure !
Les choses qui fâchent, lettres de motivation, je me râcle la gorge, appels téléphoniques.
Monsieur patin couffin ne peut vous répondre. Rappelez dans 36 mois. Connasse avec ta voix de conasse ! De toute façon, je ne te voudrai jamais comme collègue. Une collègue connasse, j'ai déjà donné ! La pauvre, elle en a ptêtre ras la gorge de son boulot de connasse.
Ah, bonjour monsieur ! Oui, j'ai vraiment apprécié notre échange, vous êtes une personne de valeur, indispensable ! Vous mettez très bien en valeur vos compétences marketing et votre sensibilité au monde caritatif. Comme je vous l’avais dit, le recrutement du responsable de clientèle grand compte était déjà bien avancé et le choix d’une candidate s’est imposée à nous.
Imposée, je suis en plein rêve !
Je vous vois très bien sur ce type de poste. Croyez-moi, je conserve votre candidature et ne manquerai pas de vous contacter dès qu'une opportunité se présente. Je vous souhaite beaucoup de succès dans vos recherches.
Beaucoup de succès dans mes recherches ! ! ! Je boue, je remonte mes chaussettes, elles sont lourdes. Le contact est bon, certes...
Ils ne vont pas m'avoir aussi facilement. Je vais manger équilibré ce midi. Je m'habille correctement. Je prends la bonne posture. La préoccupation est bien là. Je me concentre et m'applique. Les épaules restent lourdes.
Je ne suis pas dépressif du globe, juste très en vie en moment. Et que ça avance !
11:30 Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
lundi, 18 février 2008
> what else ?
Chronique d'une chute annoncée ?
Ils se rencontrent sur un site banal de drague exclusivement masculin. Le début est racoleur.
L’un a 22 ans, l’autre en a 35 bien tassés. Ils ont le même prénom ! Un début certes, mais un début trivial. Ils conversent un peu sur le chat. Le plus grand est réticent, le plus jeune très curieux. Et pourquoi ne pas répondre aux avances… Alors le plus âgé accepte de continuer la conversation. Ils discutent, ils discutent encore et encore, des heures durant. Il ne se laisse pas si facilement aller, il part quelques jours à Paris sans donner signe de vie. Si, juste un message rapide lui informant de son départ, mais le plus jeune ne l'aura jamais, les mystères d’une transmission cybernétique pas toujours si efficace.
Il pense à lui, un peu, en ce week-end Parisien pluvieux et glacial. Il se sent seul. Il s’amuse, il boit un peu, raconte des bêtises, fait des plans sur son avenir professionnel et revient. Il ne lui fera signe que quelques jours après. Ils discutent encore et encore… Ils se taquinent, ils s’esquivent, ils se charment, ils attisent leur curiosité, ils s’émoustillent, ils s’envisagent, ils veulent se rencontrer. Ils se prennent à leur propre piège. La rencontre a lieu, bien que l'aîné prétexte une petite forme. Le plus jeune insiste, trop facile de se défiler ainsi. Il n’a peut-être pas vraiment tord ! Jouer, faire du sexe, oui mais pour quoi tout compte fait ! Ils se parlent encore, ils se frôlent, ils sourient beaucoup, ils s’embrassent. Les mains sont délicates, curieuses et coquines. Les peaux sont douces, ils s’enlacent. Les heures qui suivent se résument à cela, un plaisir charnel surprenant.
Un week-end passe, ils se revoient, une longue nuit d’intimité, de plaisir. Le goût est délicieux, doux, chaud, humide. Les corps se mêlent sans fin, ils s’épuisent, ils recommencent. La découverte des corps fait son chemin, le feu est lent, les désirs brûlent… Le plus jeune s’interroge. Pourquoi ? Pourquoi un garçon de 35 balais s’intéresserait-il à un petit nabot ??? Un petit jeune qui ne sait pas ce qu’il veut excepté sa soif de découverte. Il se cherche. Il ne sait pas où il va. Il est troublé.
L’autre ne sait que répondre car il ne sait pas non plus où il va ! Il ne se pose plus ce genre de question. Quoi que... Mais il les entend, il les comprend. Ses interrogations l’interpellent. Le charme est réel, déroutant, la perspective est néant. Il ne sait que faire de cette différence, il n’envisage rien mais les sensations sont bien réelles. Il veut le découvrir, prendre le temps, être le jardin secret d’un jeune homme non émancipé. Mais il doit se protéger, ne pas se perdre, il est prêt à disparaître pour ne pas se confondre et s’abîmer. Il s’interroge tout simplement lui aussi.
La situation serait plus claire si l’expérience, l’âge ne faisaient barrière. Ils se diraient tout simplement qu’ils veulent se revoir. Ils manifesteraient leur désir sans la crainte de se faire peur. Ce qui est sûr, ils veulent se revoir ! Quand ? Comment ? Mais que vont-ils faire de tout ce désir ? S’écouter, se laisser aller, le vivre. Ils ne le savent pas. Tirer un voile sur cette histoire pour ne pas se compromettre ? Et pourtant, l’apparence d’une jolie rencontre est bien réelle. Ils pourraient assumer cette apparence. C’est la réalité. Une réalité néanmoins teintée d’incertitude. Une histoire banale en somme et singulière de part ses interrogations soudaines.
Ils se voient encore… L’histoire continue... Les jours filent. Putain ! Ils se sont vus six foix en une semaine. C’est comme un coup de maître, tellement innatendu. Les rencontres sont gaies, joyeuses. La fusion de chair est intense.
La raison devrait-elle prendre le pas ? L'éviscération pointerait-elle son nez ? Arrrf ! Basta !!! C'est le temps des cerises...
23:45 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
> glups ...
Les premiers pas dans la blogosphère sont frileux mais curieux... Juste une histoire de technique, il va falloir s'y mettre plus sérieusement et s'y atteler un peu car je suis très fainéant.
Une curiosité à assouvir ! Alors je vais écrire, je vais m'y essayer ... Je ferai du joli et de l'organisationnel plus tard ...
Je parlerai de tout, de rien, de toi, de lui, d'elle, de ton chien, des voisins-voisines, de la vie...
20:05 Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note



